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Cécilia Berder : acier inoxydable

Les Jeux ne sont jamais faits d’avance ! On n’attendait pas Cécilia Berder en bronze au Grand Prix d’Orléans de sabre en décembre, certes derrière la victorieuse Manon Apithy-Brunet mais aux côtés de la numéro 1 mondiale. Car la licenciée du Cercle d’escrime orléanais (CEO) de 34 ans sort de deux tempêtes, celle de la naissance de sa fille il y a un an, suivie de la perte de sa mère. Aujourd’hui et jusqu’en mai, aux qualifications, elle ouvre les lignes et les bouche, pour qu’à la fin de l’envoi, aux JO, elle touche.

Tirer à ceux de Paris ne serait pourtant pas une première pour Cécilia. Elle a connu les quarts aux Jeux de Rio en 2016, et a même rapatrié de Tokyo cinq ans plus tard, pandémie oblige, la médaille d’argent au sabre par équipes. Celle même dont faisait partie Manon Apithy-Brunet et avec laquelle elle a remporté l’or, l’argent et le bronze aux championnats du monde, puis une première place à ceux d’Europe l’été dernier. À ces compétitions-ci, Cécilia compte également des médailles d’argent et de bronze en sabre individuel, puis enfin cinq d’or aux championnats de France dont la dernière en 2023.

Si son histoire avec l’escrime s’entame dès ses sept ans à Quimper, la sabreuse avoue « être intimement liée à Orléans. J’y intègre le pôle espoir du CEO en 2006 à 16 ans, adossé au lycée Charles-Péguy. J’alternais les cours avec le double entraînement quotidien et les révisions solo des oraux en croquant un bout sur un banc du jardin des Plantes. Puis, impossible d’oublier mon premier podium à Orléans, dans un zénith incandescent qui m’acclamait telle une rock star. » Si Cécilia s’entraîne à l’institut public parisien INSEP, elle demeure licenciée au club orléanais où elle propose toujours des initiations entre des balades en bord de Loire avec « sa petite Ambre ».

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